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art 346: De Vienne à Bourgoin ou La Verpillère par le château de Septème

09/05/2018 

Nous étions trois au départ de la gare Part Dieu en ce samedi prometteur sur le plan ensoleillement et température. Direction Vienne pour rejoindre ensuite Bourgoin-Jallieu par de petites routes de campagne avec un petit dénivelé (moins de 300 m) et un kilométrage inférieur à 50 km. Mais…en raison d’une mise à quai tardive le TER partira avec 5 minutes de retard, puis 10 minutes… nous nous attendions à la suppression mais non nous partons enfin. Dans des conditions difficiles car ce samedi était un jour de reprise après deux jours de grève et le train qui allait à Marseille était bondé. Bravant toutes les interdictions ferroviaires nous montons dans un wagon n’acceptant que les voyageurs ce qui conduit deux d’entre nous à voyager debout et le troisième assis sur la cuvette des WC en tenant son vélo d’une main priant que personne n’ait parmi les voyageurs une envie pressante ou pire une gastro… Mais la saison de ce genre d’épidémie est passée. Nous arrivons après 19 minutes de ce trajet infernal à Vienne.
La sortie de Vienne est un peu difficile dans la mesure où le pilote emmène le trio sur une route qui n’était pas celle prévue mais grâce à la vigilance de celui qui va se révéler un efficace co-pilote, Fabrice, nous retrouvons une route plus tranquille en passant par un quartier de Vienne du nom de Charlemagne (qui n’a pas seulement inventé l’école mais nous a remis dans le droit chemin) pour rejoindre Pont-Evêque. Et enfin après ce faubourg de Vienne nous accédons au graal cycliste, la campagne verdoyante et vallonnée avec très peu de voitures. Un automobiliste cependant perturbe ce tableau idyllique et frôle Jean-Paul déclenchant son ire lui rappelant que sa capsulite de l’épaule est toujours là lorsqu’il veut lui manifester visuellement son désaccord sur son comportement.
La chanson de Montand dans un coin de notre tête nous cheminons tranquillement jusqu’à Septème où nous ne pouvons voir que le mur du château puisque celui-ci ne rouvre que le 8 juillet. Ce qui n’empêche pas Jean Paul d’utiliser la fonction retardatrice de son appareil photo ce qui nous vaut une image symbolique, le bitume - dont nous sommes les rois, les cyclos et nos fidèles destriers - ce qui vaudrait à l’auteur de ces lignes la remarque « cliché ! » si ce texte était destiné à son prof de français.
Oytier-Saint-Oblas nous accueille et nous offre son parc pour nous restaurer dans de très bonnes conditions, table avec banc, herbe grasse et arbres majestueux.
D’autres avant nous ont sans doute fait la même chose puisque Oytier (Octavum) se trouve être l'une des stations se situant sur la voie romaine qui allait de Vienne (en Isère), à Milan par les Alpes. Cette voie était jalonnée par les bornes-stations de Septème, Oytier, Diémoz, dont les noms indiquent l'emplacement des septième, huitième (ad Octavum lapidem) et douzième milles à partir de Vienne.
Nos roues nous mènent ensuite à Saint Georges d’Espéranche où nous nous posons la question de savoir si ce nom a un rapport avec la « Chuisse » mais aucune plaque d’immatriculation des voitures stationnées dans le bourg ne va dans le sens d’une réponse affirmative.
Nous continuons et traversons - sur un pont quand même - la ligne TGV Sud Est et l’axe de la piste de Saint-Exupéry où les avions donnent l’impression d’être arrêtés ce qui questionne Jean Paul sur l’éventualité d’une chute de ces dits avions sur notre dos. Mais non si les petits bateaux n’ont pas de jambes les avions ont des ailes et planent très bien.
Vient ensuite l’heure du choix à une dizaine de kilomètres de notre point d’arrivée. Continuons-nous jusqu’à Bourgoin ou nous rapprochons nous de Lyon en prenant le train à La Verpillière ? Car bien que la grève soit du passé mais pas loin d’un futur proche Jean-Paul accorde peu de confiance aux informations de la cellule communication de la SNCF.
Après un questionnement cornélien nous décidons de rejoindre La Verpillière où nous loupons un train pour Lyon. Ce qui nous permettra - revers de la médaille - de profiter de la tranquillité d’une petite gare de campagne assis sur un banc avant de rejoindre Lyon dans un train investi par la sécurité ferroviaire ce qui prouve que la SNCF supprime peut-être des trains mais veille à la sécurité de ses clients.
« Et vous avez eu beau temps ? » aurait pu nous demander Philippe Delerm si nous l’avions croisé à la gare Part-Dieu.( Editions du seuil 15 euros)
Eh bien oui nous avons eu beau temps et ceux/celles qui ne sont pas venus/es ne savent évidemment pas ce qu’ils/elles ont loupé et heureusement pour eux/elles car ils/elles en auraient des regrets pour un certain temps.
A ce propos - et ce sera le dernier si vous eu le courage de lire cette prose jusqu’au bout - le chaland attirant le chaland et le cyclo faisant la même chose avec « ses compagnons de route » notre politique de développement de nos balades et randonnées se porterait beaucoup mieux si la consigne d’inscription était respectée car quand on voit qu’il n’y a que le pilote d’inscrit cela ne donne pas forcément envie de venir.
Au plaisir de rouler avec les lecteurs de ce pensum.

Gérard


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